RUINES 2

Clastic Théâtre - François Lazaro

  • 04
    20
    Décembre 19

Clastic Théâtre - François Lazaro

Installation du 04 au 20 décembre
Du lundi au vendredi de 14h à 17h et le samedi de 10h à 13h.
Entrée libre

RUINES

50 ans d’errances en marionnette
Une installation en chantier
Scénographie Sevil Grégory et François Lazaro

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Installation du 19 novembre au 13 décembre
PLUS D’INFOS

RUINES 2 - à la Nef - Manufacture d’utopies- Scénographies et restes de théâtre
Installation du 04 au 20 décembre.
Du lundi au vendredi de 14h à 17h et le samedi de 10h à 13h.

Il s’agit de retracer, pour les transmettre, des ilots de présences et d’atmosphères développées dans des spectacles du Clastic Théâtre qui ont fait date dans l’histoire de cet art depuis le début des années 80 : Le Horla, Entre chien et loup, Pour finir encore, Le rêve de votre vie, L’oggre et la poupée, Des Hurlements montaient le long des saules pleureurs, …On y retrouve la présence de trois compagnons de route de François Lazaro : Daniel Lemahieu, le dramaturge et Francis Marshall, l’inventeur d’objets pour attirer la foudre et Jacques Di Donato, le souffleur et le frappeur de vies.
Cette proposition accompagne le travail d’inventaire engagé par François Lazaro en vue de transmettre concrètement l’ensemble du patrimoine matériel et immatériel du Clastic Théâtre, aux musées nationaux et autres lieu de recherche et de mémoire. Il propose, entre autre, à ces institutions de passer, en ce qui concerne les marionnettes, de la notion d’objet à la notion d’instrument (une marionnette ne se conserve pas sans ce qui a servi à la jouer ( tiges, poignées, fils, etc.) et, en ce qui concerne le théâtre de marionnette, de la notion de musées de poupées à la notion de musées de théâtre.

COMMENT TRANSMETTRE ?
Que conserver ? comment installer, exposer, faire part au public ? Qu’est-ce que cet art, la marion- nette ? Au moment de transmettre son patrimoine aux musées nationaux, François Lazaro s’interroge sur la façon de transmettre.
Exposer des poupées et des marionnettes dans un musée n’est pas suffisant pour parler du théâtre. Tout au plus fait-on état de l’excellent travail des facteurs de poupées. Mais comment dire la ten- sion, le rire, le silence, la brusque apparition de la matière qui parle ? et la présence plus ou moins furtive de l’interprète qui prête voix et mouvement ? et le texte ? Comment témoigner du théâtre ?
La marionnette a trop souffert de ce petit mouvement de rotation du poignet (seule hypothèse pour la poupée dans la vitrine) qui l’a confinée lourdement aux yeux des visiteurs a n’être qu’une distraction pour les enfants et a être délaissée par les ethnologues et les historiens. La Marionnette a
besoin de son histoire. On doit l’écrire.
L’art de la marionnette est un art de l’interprétation plutôt qu’un un art de la construction de poupées. Il faut faire part aux visiteurs du futur de la réalité de ce théâtre d’aujourd’hui. Privilégier des installations permettant au public de saisir le fonctionnement d’une image ou d’un univers théâtral marionnettique, mais aussi témoignant de la trace de l’interprète désormais absent.
Cette tentative de faire visiter des ruines, celles du Clastic Théâtre, présente une somme de «fragments» ou «d’instantanés» ou de «restes» de théâtre réunissant, pour chaque spectacle : un élément scénographique, une ou des poupées ou pantins ou objets, un univers sonore, la présence d’un texte d’auteur, des textes de présentation, des commentaires, des photographies, des vidéos, des pensées.
Daniel Lemahieu et François Lazaro