Sortie de résidence

Le presque rien et le quelque chose, conférence philosophique pour clowns

Tant pis pour la glycine

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    21
    Avril 18

Sortie de résidence

Tant pis pour la glycine

Vendredi 20 avril à 19h et samedi 21 avril à 20h
Tout public à partir de 12 ans - Durée : 40 min
Entrée libre
Réservation au 01 41 50 07 20
reservation@la-nef.org

En résidence du 16 avril au 21 avril 2018


Mise en scène: Violaine Chavanne et Sydney Karsenti
Jeu interprétation : Violaine Chavanne, Romain Canonne, Caroline David, Fabien Leca
Texte : Violaine Chavanne


Une philosophe donne une conférence : elle s’attache à explorer la profondeur philosophique du clown. Trois clowns au premier rang sont là pour l’écouter et entendre parler d’eux. Mais, perturbateurs impénitents ils ne tiennent plus : ils veulent prendre part à la conférence. Ils détrônent la philosophe et, ce faisant, lui révèlent son être de clown. Ils seront quatre finalement à se prêter au spectacle de le pensée qui prend corps.


A l’origine de cette conférence-spectacle, il y a eu un sentiment, celui d’une parenté profonde entre la forme de jeu clownesque et la philosophie. Clown et philosophe me semblent à part égales inadaptés à l’existence. Tous les deux rejouent sans cesse le sens de leur être-là. Ensemble ils s’étonnent de ce que les choses soient ce qu’elles sont. Du côté du clown, il y a plus encore : c’est un métaphysicien - il fait d’un presque rien un monde totalement justifié ; c’est un penseur politique- il retourne ses faiblesses en force et s’ingénie à être un fauteur de trouble du système.
J’ai eu envie de mettre en jeu sur un plateau l’intuition de cette parenté, c’est-à-dire de la mettre en jeu depuis la forme clownesque. J’ai désiré installer les clowns dans cet imaginaire philosophique, les laisser dériver, reprendre le pouvoir et finalement expérimenter ce que la pensée doit au corps comme ce qu’elle doit fondamentalement à l’irrévérence.

Violaine Chavanne

Violaine Chavanne est comédienne et philosophe à la fois (docteure et chercheuse associée aux Laboratoire des arts et Philosophie de la scène et au Laboratoire HAR à Paris Ouest Nanterre La Défense). Metteuse en scène aussi. Ces dernières années, elle renoue avec la forme avec laquelle elle a découvert le plaisir du jeu : le clown. Le projet de faire s’entrecroiser ces deux pratiques, la philosophie et le clown, prend d’abord la forme d’un travail de recherche qu’elle mène lors d’une résidence à la Maison Populaire de Montreuil. De la jubilation de cette confrontation est né le désir d’en faire un spectacle.