
Quimanipulequi ? Conférences avec économiste, marionnettes et contrebasse , d’après « Crise financière et crise du capitalisme, le marché et la technique main dans la main » d’Hélène Tordjman, est un cycle de quatre conférences créées dans le cadre du projet QUIMANIPULEQUI ? :
Un lieu, une rencontre avec des personnalités spécialisées dans un domaine où nous ignorons tout, des marionnettes qui font le lien et le retour au public. Des conférences sur la crise financière ouvrent le bal de ces rencontres du quatrième type.
La crise que nous connaissons aujourd’hui n’est pas que financière, mais beaucoup plus globale. Elle s’exprime aussi dans la crise écologique, et résulte de la nature même du capitalisme, dont les piliers sont l’échange marchand et le développement technique.
1/Les mécanismes de la crise financière
Historique de la crise actuelle. Celle-ci a démarré sur le marché des « subprimes » et s’est propagée à l’ensemble du système financier international, plongeant l’économie mondiale dans une crise de l’ampleur de la crise de 1929.
2/ « Moraliser le capitalisme » : un oxymore
Analyse des différentes solutions proposées pour sortir de la crise : des appels à la « moralisation » à une véritable refonte des règles du jeu. Il est urgent de démystifier le discours des politiques et des médias : « moraliser le capitalisme » est une contradiction dans les termes, comme la « croissance verte » ou le « développement durable ».
3/ Le retour de la doctrine libérale Le libéralisme est un projet de société, une utopie au même titre que le communisme. La version moderne de cette utopie conduit à sacraliser les mécanismes de marché. L’extension du domaine des marchés est un processus séculaire amorcé dès le 17e siècle mais connaît un regain depuis trente ans. La « marchandisation » touche aujourd’hui des pans de plus en plus larges des activités humaines et est en partie à la source de la crise contemporaine.
4/ Les méfaits de la technique moderne La deuxième origine de la crise réside dans le développement exponentiel du progrès technique. L’attitude prométhéenne qui est la nôtre nous fait croire que nous pouvons tout contrôler, les risques financiers comme les risques écologiques. La crise des « subprimes » et le réchauffement climatique devraient nous faire comprendre qu’il n’en est rien. Il semble cependant que notre entendement soit limité, d’où l’urgence d’une rééducation de l’oreille.
L’émission « l’oreille cassée » s’atèle au débouchage du conduit auditif nécessaire pour comprendre ce qui se cache derrière les mots du discours dominant.
